Le transport des produits de pêche se fait par plusieurs voies :

 Voie terrestre (routes): les moyens les plus utilisés sont les vélos et les véhicules. Compte tenu de la détérioration du réseau routier, le poisson est transporté à l’état salé/séché ou fumé. Pour des courtes distances dans les voisinages des grandes agglomérations, le poisson est transporté frais.

 Voie Fluviale : les moyens de transport sont la pirogue et les bateaux. Ces embarcations ne sont généralement pas équipées de chaîne de froid. Les poissons sont transportés à l’état fumé et salé/séché. Quelques bateaux dotés de congélateurs à pétrole ou électriques (bateaux ayant une petite source d’énergie électrique à bord) transportent les poissons frais, mais souvent en quantité réduite.

 Voie aérienne : le transport des produits de pêche par avion est très onéreux. Il est pratiqué dans certaines provinces, notamment la Province Orientale, Equateur, Nord Kivu et Katanga. Souvent les poissons sont transportés de ces provinces vers la capitale du Pays (Kinshasa) et parfois vers les chefs-lieux de deux Kasaï. Dans ces conditions, les poissons transportés sont frais, salés/séchés et fumés.

 Voie ferrée : ce mode de transport n’est pas répandu et présente double avantage : moins couteux et évacue une grande quantité des produits de pêche. Bien qu’elles éprouvent encore des difficultés d’ordre matériel et technique, les voies ferrées actuellement opérationnelles sont celles reliant le sud-Katanga au Kasaï Oriental pour le transport du poisson du fleuve Congo, de la dépression de Kamalondo, Lacs Tshangalele, N’zilo et Moëro vers les deux Kasaï, et le nord-Katanga pour le transport du poisson du lac Tanganyika vers les villes minières du Katanga et des deux Kasaï.